Moshe Tarka est né en 1981 en Ethiopie. A l’âge de 3 ans, il émigre en Israël en passant par le Soudan. Il fait partie de la première Alya de l’Opération Moïse qui se déroule en 1984, où les Ethiopiens sont obligés de marcher de nombreux mois, durant la nuit, et de rester cachés le jour pour ne pas devoir retourner en Ethiopie. Cette alya lui permet de s’intégrer rapidement (étant inséré directement au sein du merkaz klita et allant étudier dans la même école que les Israéliens). Dès l’âge de 10 ans, Tarka grandit dans une banlieue dépréciée et va ensuite étudier à l’internat Havat Hanoar Hatsioni à Jérusalem, où il rencontre Rebecca, sa femme, à l’âge de 17 ans.

C’est elle qui, avec l’aide de son beau-frère en 2008, inscrit Tarka (jusque-là artiste autodidacte) à un concours d’art plastique. Présidé par Jonah Fisher (Conservateur principal dans des institutions et des musées en Israël et à l’étranger, et lauréat du prix Israël de sculpture), Tarka gagne ce concours, en obtenant le Premier Prix en tant qu’artiste autodidacte, encore novice dans le monde de l’art. Sur les recommandations de Jonah Fisher, Tarka va ainsi étudier intensément durant quatre années le design industriel.
Aussi, depuis plus de huit ans, il continue à exercer son art en parallèle de son travail de designer: outre le domaine du luminaire, il créé beaucoup de meubles à la demande, et travaille principalement les matières telles que le fer forgé et le laiton. Il a également réalisé une collection judaïque comprenant des hanoukiotes, bougeoirs de Chabat etc. Sa femme Rebecca, dans le secteur du marketing, s’est associée à son art pour le promouvoir.
Le travail de Tarka, spécialisé dans l’art plastique, se caractérise par de la sculpture et par l’assemblage de diverses techniques de peinture. En dépit de plusieurs styles qui émergent de son travail, son art exprime une protestation sociale et culturelle, indiquant une profonde implication dans la culture israélienne. Le travail de Tarka reflète la difficulté et la souffrance dues au dangereux périple vers Israël, périple au cours duquel 4000 juifs y ont laissé la vie, suite à des épidémies, famine et attaques mortelles.

Ses travaux reflètent un voyage personnel et commun, l’ayant accompagné durant son enfance et qui continue aujourd’hui jusqu’à l’insertion dans la société israélienne, tout en préservant sa culture. Pour maintenir son authenticité, il puise son inspiration à travers ses souvenirs, ses sentiments et l’interprétation de son passé. Préparant lui-même tout son matériel et plantant son décor, il utilise différents matériaux: béton, asphalte, ciment, métaux industriels et peintures, tout est mélangé de ses propres mains. Fascinant et riche, n’abandonnant pas la qualité des matériaux, il réussit à travers la qualité de son art à raconter une histoire unique.

Il est aujourd’hui présent dans de nombreuses expositions nationales et mondiales. Son studio se situe au moshav « Sde Uziyahu », et il est possible de voir quelques-unes de ses œuvres également dans le sud de Tel-Aviv à Florentine, ainsi que dans le nord au Namal.

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